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La Grande Guerre


Mata Hari

Mata Hari
Autopsie d’une machination



ISBN : 2-910536-18-1
Format du livre  : 15 x 24
Reliure  : Volume broché
Nombre de pages  : 320


Longtemps après l’exécution de Mata-Hari au polygone de tir de Vincennes, le 15 octobre 1917, le procureur Mornet devait avouer : «  Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. » Pourtant, Mornet s’était prêté sans états d’âme à ce qui fut une véritable machination judiciaire…   Il est vrai que Mata-Hari faisait une coupable idéale : étrangère, cosmopolite, affichant une liberté de mœurs et des goûts de luxe propres à scandaliser les bien-pensants, cette danseuse à l’exotisme sulfureux avait effectivement entretenu des relations troubles avec les services secrets allemands. Mais, incapable de recueillir le moindre renseignement digne de ce nom et, à plus forte raison, de jouer un double jeu lorsqu’elle était passée au service de la France, elle fut immolée sur l’autel de la raison d’État, à un moment critique de la Première Guerre mondiale où jeter en pâture à la foule une espionne de haut vol permettait de faire oublier à l’opinion publique l’impasse sanglante dans laquelle s’étaient enfermés les belligérants.   C’est cette machination que démonte ici Léon Schirmann, après des années de recherche et à la lumière des pièces des archives françaises et étrangères qu’il est le premier à avoir analysées de façon exhaustive.   Chercheur rigoureux, Léon Schirmann fait définitivement litière des innombrables légendes qui ont depuis toujours déformé l’histoire de Mata-Hari. Son livre prouve de plus que la réalité est infiniment plus forte que la fiction : héroïne émouvante d’une véritable tragédie classique, livrée à l’implacable cruauté d’un deus ex machina qui aurait revêtu l’uniforme de l’armée française, Mata-Hari saura mourir avec un courage et une dignité qui forcèrent l’admiration de ceux-là même qui avaient joué avec sa vie. 

  Résistant, titulaire de la Croix de guerre avec deux citations, Léon Schirmann doit à une indépendance d’esprit peu commune et à une longue pratique des méthodes scientifiques (agrégé de Sciences, il a enseigné pendant longtemps en classe préparatoire) un souci de la vérité qui l’a conduit à combattre le mensonge et l’injustice, d’où qu’ils viennent. Il a ainsi publié un important ouvrage sur le «  Dimanche sanglant d’Altona » dans lequel il établit l’innocence de quatre jeunes communistes, condamnés à mort et exécutés à Hambourg en 1933 sur la base de pièces truquées par les magistrats. Après avoir obtenu leur réhabilitation en 1992, Léon Schirmann s’est ensuite consacré à des recherches approfondies sur le procès de Mata-Hari dont il a également demandé la révision.


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