Recherche sur le site
 
La Grande Guerre


1917-1918 Les Manipulations judiciaires de la Grande Guerre

1917-1918 Les Manipulations judiciaires de la Grande Guerre
Comment on “fabrique” un coupable



ISBN : 2-910536-58-0
Format du livre  : 14 x 21
Reliure  : Volume broché
Nombre de pages  : 320


L’Union Sacrée justifiait-elle tout, même les « mensonges patriotiques » et les procès truqués ?

Pendant la guerre de 1914-1918, la justice devient un instrument de la lutte entre le Bien et le Mal. Le Bien est la croyance aveugle aux vérités officielles, le Mal est la remise en cause – fût-elle prudente – de ces mêmes vérités. On fournit au public des « traîtres » et des espions, présumés responsables des difficultés que traversent le pays et son armée. On organise des procès douteux, à grand renfort de publicité, on cherche des boucs émissaires. Mata Hari en restera l’exemple le plus célèbre, avec son procès hâtif et à huis-clos, débouchant sur sa condamnation à mort et son exécution au polygone de Vincennes un petit matin blème de 1917.

Léon Schirmann a étudié et démonté une dizaine de ces « affaires de trahison », où, comme le proclamait un procureur, « la patrie et l’accusation se confondent ».

Et si la patrie et l’accusation se confondent, l’accusé est condamné d’avance…

Résistant, titulaire de la Croix de guerre, Léon Schirmann a consacré ses travaux aux falsifications gouvernementales, policières et judiciaires. Il est notamment l’auteur d’un important ouvrage dans lequel il établit l’innocence de quatre jeunes communistes, condamnés à mort et exécutés à Hambourg en 1933, sur la base de pièces à conviction entièrement fabriquées par des magistrats avant même l’avènement du nazisme. Après avoir obtenu leur réhabilitation en 1992, ce « chercheur en falsification » s’est consacré à une étude (très) critique du procès de Mata-Hari, fusillée en 1917. Il en a tiré un livre, également paru aux Éditions Italiques, qui fait désormais autorité.

Dans un précédent ouvrage, il avait dénoncé les manipulations qui avaient « vendu » à l’opinion publique une guerre dans laquelle l’Europe allait perdre ses élites et sa position internationale. Dans ce livre achevé juste avant sa mort, il s’attaque aux « assassinats judiciaires » orchestrés en sous-main par les hommes de Clemenceau qui, sous prétexte que la patrie était en danger et qu’il falllait des boucs émissaires, menèrent au poteau d’exécution de nombreux innocents.


> Lire un extrait <
1 -
Réalisé avec Sitedit